Chapitre 3 :Arrivé à mon domicile, je m’assis sur mon superbe canapé vert, il allait bien avec le décor. J’avais mis un tapis vert, j’adorai cette couleur.
Je pris le document dans ma poche et l’examinai d’un peu plus près. Deux des noms que j’avais vus tantôt n’étaient plus là : Gilbert Prime et Sophie Térapot. Je ne compris pas le fonctionnement et l’utilité de cette liste. Qui pouvait changer les noms ?
Subitement un nom apparut : Christophe Couspin.
Et voilà encore un de plus. Le pire se fut que je ne connaissais pas les personnes inscrites. Ah oui ! Si c’était pour participer à un jeu télévisé, non que des bêtises.
La sonnerie de la porte retentit. J’allai ouvrir.
C’était la vieille femme de la station service.
-Comment avez-vous trouvé où j’habitais ?
-Je vous ai suivies.
-Mais quand allez-vous me foutre la paix ? Tenez, reprenez ceci. Dis-je énerver en lui tendant cette saleté liste.
-Il est trop tard, vous devez la garder.
-Mais c’est quoi ce truc, laissez-moi tranquille. Et comment m’avez-vous suivis ? Vous n’aviez pas de véhicule.
-Croyez-vous qu’une femme de mon âge ne peut pas marcher.
-Mais je roulais à du 60km/h et même des fois plus, vous n’auriez pas su me suivre.
Elle ne me répondit pas.
-J’aimerais en savoir plus sur cette liste, qu’on m’explique ce qu’il se passe.
-Ce que vous tenez dans votre main, est la chose la plus magique qui existe.
Je me demandai si cette femme avait encore toute sa tête, un papier était magique. Il me fallait mon téléphone, appelez l’hôpital psychiatrique.
-Bon expliquez-moi. Lui demandai-je pour ne pas la vexer.
Je voulais tout de même savoir ce qu’il se passait.
-Avez-vous vu les noms ?
Bien-sûr que je les avais vus.
-Oui, comment se fait-il que certains apparaissent et d’autres disparaissent ?
-C’est la mort.
La mort maintenant, mais que va-t-elle encore dire. Elle m’énervait, je voulus tant lui mettre un coup au visage pour qu’elle arrête de me raconter des débilités.
-Pardon !
-Oui, la mort, leur heure est venue.
-Ah bon ! Et que voulez-vous dire ?
-Ne comprenez-vous pas que ce que vous tenez est la feuille des anges de l’Apocalypse.
Cette fois, j’en fus sûr, elle était complètement décalée, perturbée. Elle avait disjoncté.
-Eh…non ! Pas du tout, je ne comprends rien. Dis-je avec un sourire, comment était-ce possible d’être aussi folle.
-Ne rigolez pas avec çà, et écoutez attentivement ses mots : cette feuille peut changer le futur. Au revoir.
Et la femme partit, je n’eus pas le temps de lui dire autre chose, mais bon, tant mieux, j’étais tranquille. Ces mots : cette feuille peut changer le futur. Ils tournèrent dans ma tête et me restèrent.
Un nouveau nom apparut : Vincent Rodriguez, ce nom ne me fus pas indifférent. C’était l’un de mes clients, il était venu aujourd’hui et avait accepté le Web-computer.
J’étais fatigué avec toutes ses sottises. Je regarderai çà demain, j’allai un peu me détendre à présent.
J’allumai la télévision, voilà ce dont j’avais besoin, un bon film d’action, et en plus l’un de mes favoris. Je regardai celui-ci jusqu’à la fin, il aurait été impossible de me lever.
Je me tournai vers l’horloge, elle indiqua 19H30. Mince, j’avais oublié, j’avais rendez-vous avec Emma dans une demi-heure, comment avais-je pus mettre de côté çà.
Mon chien aboya, je l’avais délaissé, je lui mis hâtivement à manger et un bol d’eau fraîche.
Je m’apprêtai rapidement, passa acheter un bouquet de fleur chez un fleuriste qui restait ouvert jusqu’à 20 heures, ce qui était rare. Et me dirigeai vers « La paillette dorée », j’aperçus la voiture d’Emma dans le parking. J’entrai dans le splendide restaurant, qui sait, peut-être qu’elle fera le premier pas ici pour agrandir notre relation.
Je fus nerveux, je la vis assise à une belle table près d’une fenêtre. Des bougies étaient allumées, quand elle me vit approcher, elle me fit un magnifique sourire que je n’étais pas sur le point d’oublier. Elle porta une robe élégante, elle se leva et vint me faire un bisou sur la joue. Je sortis le bouquet caché derrière mon dos, elle était très contente. Heureusement, ces fleurs n’avaient pas été pour rien.
Nous nous assîmes, je vis dans ses yeux qu’elle était tout aussi nerveuse que moi. Elle ne savait pas quoi me dire. Je tentai quelque chose :
-Tu es magnifique Emma.
-Merci.
Un serveur s’amena près de nous.
-Bonjour, avez-vous choisis ?
Je pris le menu à côté de moi, ainsi qu’Emma.
-Nous prendrions votre meilleur vin.
Je venais seulement de réagir à ce que j’avais dit, leur meilleur vin, à combien était-il ? Ce n’était pas un vulgaire restaurant.
-Parfait monsieur. Que prendrez-vous comme entrée ?
Une entrée, un plat principal, un dessert, un vin très cher. J’aurai une note assez salée.
-Je prendrais des cuisses de grenouilles. Répondit Emma.
-Pareil pour moi.
Je payerai sans doute beaucoup, mais le principal pour moi était qu’elle passe une belle soirée. Il y avait 2 semaines, elle avait perdu ses parents dans un accident de voiture. Peut-être oublierait-elle cela un instant.
Je sentis son parfum, il était très apaisant.
-Et pour le plat principal ?
-Je n’ai pas encore choisi.
-Je reviendrais plus tard.
Voilà, le serveur était enfin partit, j’étais seul avec Emma. Ce prénom magnifique.
Elle me parla un peu de son chat, de ses plantes.
-Je vois bien que sa t’embête. Me dit-elle.
-Non, non. Je te rassure, ton chat m’a l’air d’être superbe, ce petit Oliver.
J’avais réussi à me rattraper.
Le serveur arriva avec le vin. A voir l’étiquette, c’était du bon et du cher. Je lui servis un verre et nous trinquâmes à notre bonheur.
Les entrées arrivèrent cinq minutes après. C’était délicieux. Le serveur nous demandâmes ce que nous voulûmes comme plat principal. Emma avait pris un spaghetti bolognaise et moi des frites avec un steak.
Arrivée à la fin de son spaghetti, elle me dit ce que j’attendais depuis longtemps.
-Stephen, il y a quelque chose que j’aimerais te dire.
Voilà, le moment arriva, cet événement qui restera à jamais gravé dans ma mémoire.
-Je…je t’aime. Lui dis-je.
C’est…ce fut moi qui lui ai annoncé. Elle allait me le dire et je me suis lancé.
-Moi aussi.
Nous nous embrassâmes. L’un des plus beau moment de ma vie. Nous continuâmes à parler toute la soirée en se tenant la main.
La soirée passa, je paya la note : 150 euros. Nous avions encore mangé d’autres choses. Sur le parking, nous nous donnâmes un autre baiser et partirent chacun de notre côté. J’ouvris ma portière, un papier était déposé sur mon siège, et ma porte était restée fermée. Il y était inscrit :
« Viens dans mon magasin, Stephen.
Le Persil fané, très joli nom, n’est-ce pas ?
Il se trouve dans une ruelle derrière la station service.
Je t’y attends. »
Que pouvait être encore comme bêtises ? J’irais voir demain avant de partir travailler, je demanderai comment et pourquoi cette personne était entrée dans ma voiture.
Le lendemain, c’était vendredi, plus qu’un jour de travail et après le week-end, tant mieux, j’en avais besoin.
Je pris ma voiture et me dirigeai vers cette mystérieuse ruelle que je n’avais jamais fait attention.
Je la traversai, elle n’était pas propre, je m’arrêtai devant une porte où une plaque indiquait : « Le Persil fané ».
J’y entrai, une femme assez petite, extrêmement laide et puante s’amena au comptoir.
-Bonjour. Dit-elle. Que puis-je faire pour vous ?
Je n’avais pas envie de lui parler, alors je lui déposai le papier sur le comptoir.
-Ah oui ! C’est toi, Stephen.
Je m’efforçai à répondre par un oui, c’est moi.
-J’ai quelque chose pour toi.
Qu’allait-elle me donner ? Une nouvelle explication sur la liste, si c’était pour me débarrasser de cette chose, il n’y avait aucun problème.
Elle partit dans la réserve, j’en profitai pour regarder un peu la boutique qui était tout sauf une boutique. Des tonnes de poussières s’étaient accumulées sur les vitrines et les quelques objets disposés. J’aperçus dans un des coins une énorme toile d’araignée, il n’y avait d’ailleurs pas qu’à cet endroit. Il y avait très longtemps qu’elle n’avait pas fait le ménage. Elle revint avec une petite boîte en carton.
-Qu’est ce que c’est ? Demandai-je.
-Ouvrez-la.
J’obtempérai, j’avais peur que cette femme me fasse quelque chose, ses yeux avaient de quoi faire peur. Sans oublier un autre détail, sa bouche, elle avait une haleine immonde, ses dents, elles étaient toutes noires, pourries.
Dans le paquet, c’était une montre.
-Qui m’a envoyé çà ?
-Je ne peux vous le dire, c’est le secret de ma maison, je ne dois pas dire qui envoie.
-Que voulez que je fasse avec çà ?
-Commencez par la mettre à votre poignet.
Je n’aimai pas cette femme, je ne saurai pas dire pourquoi.
Je pris la montre et m’apprêtai à sortir.
-Stephen, fais très attention avec la montre, c’est un conseil. Dit-elle d’un air sombre.
-Oui, je sais, c’est le deuxième conseil que j’ai, c’est comme avec la liste.
-Oui, la liste, fais attention également.
Je me dépêchai à sortir de chez cette folle. Où étais-je tombé ? Il n’y avait que des fous ici.
Je courus jusqu’à ma voiture et y entrai. Je regardai cette montre en me demandant ce qu’elle pouvait avoir de bizarre, qui aurait pût me l’envoyer et dans cette boutique ? Je la déposai dans la boîte à gants et me dirigeai vers mon travaille.
J’entrai dans la salle des employés, il n’y avait personne, j’observai l’horloge, il y était indiqué 08H10. J’étais en retard. Je me précipitai dans mon bureau, mon patron m’y attendait.
-Que cela ne se reproduise plus, Stephen, où vous serez mis à la porte. Depuis le temps que je vous le dis, cette fois-ci c’est votre dernier avertissement. Me suis-je bien fait comprendre ?
-Oui, monsieur Leroy.
Et il partit, que je le détestais celui-là.
Quelqu’un toqua à la porte. C’était Emma, elle était venue me dire qu’elle n’était pas prête d’oublier la soirée d’hier. J’hésitai à lui parler de la liste et de la montre. Je m’en abstenais, elle me prendrait pour un fou, et le merveilleux moment d’hier ne se reproduirait plus.
Après cette journée de boulot pénible. Je retournai immédiatement chez moi profiter du début de mon week-end.
Je nourris Nonos et allai m’installer dans mon sofa. Je pris un livre que j’avais reçu à mon anniversaire et commençai à la lire.
J’avais aimé ce début d’histoire, je voulais lire la suite, mais j’étais fatigué. J’allais dormir, j’avais tellement été envoûté par le livre que je n’avais pas vu le temps passer. Il était captivant. Le suspense qui y était maintenu chapitre par chapitre était fantastique.