
C'est dans l'atmosphère trouble de la vieille ville de Prague nourrie des légendes des Juifs kabbalistes que se déroule l'action de ce roman, peut-être le plus étrange de la littérature fantastique contemporaine. Et c'est là, dans cet univers nauséeux, grouillant de misère et de désolation que le Golem, figure d'argile rouge créée par des artifices magiques et personnifiant le dérèglement de l'homme dans la société moderne, fait son inquiétante apparition...
A la suite d'Achim von Arnim et de E.T.A. Hoffmann, Gustav Meyrink (1868-1932), l'un des maîtres de Kafka, s'en est inspiré pour écrire ce chef-d'oeuvre qui, plus qu'un mythe, est l'expression même de la condition humaine avec ses effrois et ses grandeurs.
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Gustav Meyrink a écrit ce livre en 1915. Autant dire qu'il fait parti du patrimoine du Fantastique.
Cette œuvre laisse sans voix. Pas par son excellence (bien qu'elle soit très bien écrite !) mais parce qu'elle rese presque "opaque" à une compréhension immédiate. Je l'ai lu juste après que mon chéri l'ai lu, et nous avons dû en discuter pour essayer d'y voir plus clair...et on ne sait toujours pas si on y est parvenu ! lol
Encore une fresque psychologique et sociale dans le monde de Prague avec une touche de Fantastique pour guider la réflexion.
Le Golem est encore une fois une œuvre du patrimoine, mais peut s'avèrer rebutante...c'est vraiment très particulier...
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"De m'avoir lu grand merci,
Sur ce vous souhaite gente vie
Et m'en retourne en Faërie"