Serge Tisseron,
Nos secrets de famille, Ramsay.
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Silences et non-dits.
Au départ, la distinction est établie entre les secrets individuels qui font partie de notre intimité et les secrets de famille qui font des ravages chez celui qui les découvre sur le tard ou qui en pâtit durant sa vie. L'enfant, notamment, est bien conscient des silences établis, et il bâtit tout autour des architectures secrètes et douloureuses.
Car les secrets ont toujours des "suintements"; Ils entraînent des sequelles qui peuvent traverser des générations. De ce côté, Tisseron rejoint Anne Ancelin Schûtzenberger
,("Aîe, mes aieux"). Comme elle, Tisseron évoque des exemples précis, mais il se répète, si bien que le livre est à parcourir plus qu'à lire. Des idées intéressantes, comme les secrets d'Etat dans les régimes totalitaires, sont indiquées mais non développées.
En fin d'ouvrage, une bibliographie complaisante rappelle que Tisseron a étudié Hergé et son oeuvre. On pense aussi à des romanciers qui s'inspirent de ce thème :
Anna Enquist, "Le secret", (Actes Sud) et
Bernhard Schlink, dans "la petite fille au lézard" (in "le liseur") pour des récits de grande qualité.