
Je viens de le terminer et finalement j'ai beaucoup apprécié, surtout l'évolution personnelle de Brasse Bouillon, qui finit par vouer une haîne véritable à sa mère. Il a d'ailleurs bien raison, étant donné que cette dernière est une vraie marâtre digne de celle du conte de Cendrillon, sinon pire
Extrait choisi : J’entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. Celui qui n’a pas cru en mon Père, celui-là n’entrera pas dans le royaume des cieux. Celui qui n’a pas cru en sa mère, celui-là n’entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, le les découragerai, je les renierai. L’homme doit vivre seul. Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruis. Je pense, donc je contredis.
Brasse Bouillon parle ici à sa mère, sans s'adresser à elle directement. On voit bien qu'elle a pu lui faire vivre et subir de réels dommages psychologiques pour qu'il atteigne ce degré de haîne envers elle et surtout envers les sentiments qu'il serait censé accueillir avec douceur, telle que l'amitié, la tendresse ou encore l'amour.
Très belle leçon de vie. Je m'en vais de ce pas aller voir quelle est la suite de ce roman, vu qu'on m'a dit bien souvent qu'il y en avait une.
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Celui qui lit possède des ailes qui lui permettent de s'enfuir dans des pays merveilleux.... (M.Tournier)
